Journée d’échanges du groupe régional Rhône-Alpes de l’AAF sur les documents iconographiques (14 novembre 2013 à Chambéry).

Le fonds image et ses outils, la gestion des collections iconographiques par Joël LAGRANGE, archiviste aux Archives municipales d’Aix-les-Bains

Figure 1 : AC Aix-les-Bains – Fonds Navello

Figure 1 : AC Aix-les-Bains – Fonds Navello

Aix-les-Bains est la deuxième ville de Savoie, avec 27 531 habitants, et détient un fonds iconographique exceptionnel pour la taille de la ville. En effet, par son activité thermale, la ville a produit maintes publicités pour attirer touristes et curistes. Ainsi, aujourd’hui, les Archives municipales comptent, entre autres, 4 777 cartes postales, 3 675 affiches, environ 20 000 photographies (anciennes et contemporaines) et 3 293 estampes.

La provenance des différentes collections iconographiques est multiple. Certains éléments sont parvenus aux Archives par des versements effectués par le service de communication de la ville ou par l’office du tourisme. La disparition d’un musée local en 1939 a permis de récupérer tout un lot de monnaies et médailles, alors que des initiatives d’achats, dans les années 1980 et 1990, ont également permis d’accroître la collection iconographique. L’archiviste municipal, Joël Lagrange, a mentionné le don de 4000 à 5000 cartes postales et négatifs, correspondant aux photographies d’un journaliste local, ou le dépôt d’un fonds de plaques de verre par l’usine Alstom.

Le traitement et la conservation de tous ces documents se font de manières « classiques », précise Joël Lagrange, c’est-à-dire que les impératifs de la conservation sont respectés, tout en faisant quelques concessions : les très grandes affiches, qui demanderaient idéalement un meuble spécifique coûtant assez cher, sont conservées roulées. En revanche, ces mêmes grandes affiches font l’objet d’un travail de restauration que pourront apprécier curieux et chercheurs.
Concernant les conditions environnementales de conservation, les documents iconographiques n’ont pas de magasins spécifiques, et sont conservés dans les mêmes conditions que les documents papiers.

L’avantage est que tous ces fonds imagés sont numérisés, sauf les grandes affiches. Une grande partie de tous ces documents a été traitée en interne, à l’aide de trois scanners de bureau, tandis que les négatifs des photographies et une partie des plaques de verres ont été confiés à une société externe.

Un certain pragmatisme est également nécessaire pour trier les documents iconographiques. Répétons qu’Aix-les-Bains a produit une multitude de représentations imagées, le tri a donc été sélectif : il n’y en a pas eu pour les négatifs, les documents peu lisibles ou pour ceux datant d’avant 1945. Les documents sans rapport aucun avec la ville, ou représentant des généralités retrouvables par ailleurs (comme certains paysages), ou encore les doublons manifestes, sont éliminés.

Les données numériques (issues de la numérisation) sont conservées sur deux serveurs situés dans deux lieux différents et qui se répliquent la nuit. Comme la plupart des numérisations se sont faites en interne, elles sont sauvegardées sur un disque externe ; alors que les documents numérisés par un prestataire sont gravés sur un DVD. La base de données à champs FileMaker a une architecture client/serveur permettant aux postes informatiques des employés des Archives d’être directement reliés au serveur situé au service informatique. Cette base a été réalisée en interne et correspond bien aux besoins du service en matière de description et de communication ; c’est un outil très pratique qui permet de lier directement les images à la description.

La numérisation est un point clé de la valorisation des fonds, mais elle n’a pas encore été mise à disposition sur internet car les coûts de cette démarche sont pour l’instant trop élevés. En revanche, les images sont consultables sur les ordinateurs en salle de lecture, et leur utilisation par un tiers n’est réfrénée par aucune licence (mais elles sont toutes filigranées) : chacun peut ainsi montrer et figurer Aix-les-Bains avec une relative liberté, tout en, bien sûr, citant toujours la provenance des Archives municipales d’Aix-les-Bains.

Figure 2 : AC Aix-les-Bains – CP50-010.

Figure 2 : AC Aix-les-Bains – CP50-010.

Marina Polzin, étudiante en Master 2 « Métiers des archives » de l’Université Lyon III (promo 2013-2014)

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